Mariage de Jules et Jim

Mariage © Mathilde Dorlay
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Expert en utilisabilité des sites web et des logiciels, Jakob Nielsen souligne que l’une des limites de l’utilisation du faux-texte dans la conception de sites web est que ce texte n’étant jamais lu, il ne permet pas de vérifier sa lisibilité effective. La lecture à l’écran étant plus difficile, cet aspect est pourtant essentiel.

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Nielsen préconise donc l’utilisation de textes représentatifs plutôt que du lorem ipsum. On peut aussi faire remarquer que les formules conçues avec du faux-texte ont tendance à sous-estimer l’espace nécessaire à une titraille immédiatement intelligible, ce qui oblige les rédactions à formuler ensuite des titres simplificateurs, voire inexacts, pour ne pas dépasser l’espace imparti.

Contrairement à une idée répandue, le faux-texte ne donne même pas un aperçu réaliste du gris typographique, en particulier dans le cas des textes justifiés : en effet, les mots fictifs employés dans le faux-texte ne faisant évidemment pas partie des dictionnaires des logiciels de PAO, les programmes de césure ne peuvent pas effectuer leur travail habituel sur de tels textes.

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Par conséquent, l’interlettrage du faux-texte sera toujours quelque peu supérieur à ce qu’il aurait été avec un texte réel, qui présentera donc un aspect plus sombre et moins lisible que le faux-texte avec lequel le graphiste a effectué ses essais.

Un vrai texte pose aussi des problèmes de lisibilité spécifiques (noms propres, numéros de téléphone, retours à la ligne fréquents, composition des citations en italiques, intertitres de plus de deux lignes…) qu’on n’observe jamais dans le faux-texte.